Texte : Donna Brown

Vous trouverez au bas de la page une carte indiquant les endroits intéressants mentionnés dans le texte. Vous pouvez cliquer sur chaque endroit sur la carte pour obtenir de plus amples détails sur l’attraction.

Si vous passez l’année dans un bureau, dans une salle de classe ou dans votre voiture à amener vos enfants de la maison à l’école, de l’école à la patinoire, etc., ce voyage est fait pour vous! Il vous offre l’occasion de prendre l’air et de profiter de grands espaces avec des vues spectaculaires… En faisant cet itinéraire, vous découvrirez l’Île-du-Prince-Édouard comme les tout premiers colons écossais l’ont découverte : pleine d’arbres, d’animaux sauvages, d’inspiration et de possibilités. Vous y verrez des exploitations agricoles en activité, où, quand on parle d’élevage de vaches, c’est exactement de cela qu’on parle. (Mais on y sert aussi de la crème glacée!) Empruntez cet itinéraire et rapportez de l’Île-du-Prince-Édouard une série de leçons d’histoire, une ribambelle de souvenirs et même un article ou deux obtenus auprès d’habitants et d’artisans de l’île, qui vous diront peut-être que le côté est est le meilleur côté de l’île. Mais l’idéal, pour que vous ne l’oubliiez jamais, est que vous le découvriez par vous-même!

J’emprunte la route Transcanadienne pour me frayer un chemin vers le soleil levant, alors que le bourdonnement de la vie urbaine à Charlottetown s’évanouit derrière moi et qu’un milieu plus rural et détendu s’offre à moi. Je prends le virage à droite à Tea Hill et, quelques kilomètres plus loin à peine, je m’éveille enfin vraiment à cette nouvelle journée, bouleversée par la vue spectaculaire qui s’étend devant moi au sommet de la crête. C’est bien pour cela que je suis venue à l’Île-du-Prince-Édouard — cette belle province que je voulais visiter depuis si longtemps. La route 26 offre non seulement de fabuleuses vues sur la mer tout au long, mais elle longe également un champ plein d’alpagas jeunes et adultes, élevage appartenant à l’exploitation agricole Alpaca Bay Farms.

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Je rejoins bientôt la route 1 et je la suis jusqu’à la route 3, où je m’arrête pour visiter deux ateliers d’artisans : Brenda Watts Woodwork et Design and Pandia Glass (A sur la carte). C’est un arrêt tout particulièrement pratique pour moi, puisque je découvre que les deux partagent le même studio. En me promenant dans leur atelier et en savourant l’odeur du bois fraîchement coupé, je ressens quelque chose de presque aussi précieux que ce que je ressens à la découverte des belles pièces que l’atelier renferme. J’admire un banc avec une tête de cheval soigneusement gravée à chaque extrémité. J’achète un rouleau à pâtisserie et une planche en bois, deux articles faits de bois francs du coin. Les ouvrages en verre fondu sont mignons et pratiques (plats colorés, plateaux, joyaux, etc.) et très originaux. (Avez-vous déjà vu une maison pour papillons?)

Les bons vieux panneaux à étoile de mer me guident au village historique d’Orwell Corner (B). Dans le Musée du patrimoine agricole de l’Île-du-Prince-Édouard qu’il renferme, je me retrouve entourée de toutes sortes d’appareils agricoles traditionnels et de divers traîneaux, qui me rappellent qu’il ne fait pas toujours aussi beau et chaud à l’Île-du-Prince-Édouard qu’aujourd’hui. L’un des articles qui attirent mon attention est ce qu’on appelle un « hand sleigh » : il s’agit d’un petit traîneau qui ressemble à une poussette pour bébé sur patins à glace et qui servait à transporter de petites cargaisons de bois ou des enfants. Au sortir du musée, j’ai encore l’image d’une mère faisant glisser son petit enfant sur une grande étendue de neige. Mes sandales retrouvent le chemin en argile rouge qui me conduit aux bâtisses du village. Je me rends tout d’abord dans la vieille école. Je jette un coup d’œil à l’intérieur et suis surpris de voir une classe remplie… d’autres touristes, bien entendu! Est-ce que la maîtresse qui porte un costume authentique et qui se tient debout à l’avant de la vieille salle de classe est un fantôme du passé et continue d’enseigner à des élèves qui ont disparu il y a bien longtemps? En fait, il s’agit d’une employée, embauchée pour rendre plus vivante cette scène de la vie dans les communautés rurales de la région d’Orwell Bay. Ma visite se termine au belvédère à côté du stationnement, où je savoure une vue panoramique spectaculaire et inoubliable.

Je suis mon guide Discovery Points et j’arrive rapidement à la propriété de Sir Andrew Macphail (C). La vie de Macphail m’est racontée non seulement par les fiches d’information détaillées affichées dans la chambre à l’étage, mais également par les articles historiques préservés qui sont disposés dans les autres pièces comme ils devaient y être à l’époque où Sir Macphail vivait ici. J’adore les vieux lits, les tapis tissés à la main et surtout la grande collection de livres dans la bibliothèque au rez-de-chaussée. Comme je suis une passionnée de nature, je sors de la demeure et je me rends directement dans la forêt qui entoure la propriété et qui fait partie du projet d’exploitation forestière écologique de Macphail Woods, avec quatre sentiers (de 87 m à 1,5 km de long). Bien guidée par la brochure « Trails of the Sir Andrew Macphail Homestead » que m’a fournie le personnel de la maison, je dis pour commencer que je vais prendre un des sentiers les plus courts, mais je finis pas en prendre un plus long. Je suis surprise que le terrain soit plus accidenté et aussi plus humide que je ne pensais. J’aurais dû mettre des chaussures de marche au lieu de ces sandales, mais je me débrouillerai. Je m’arrête, en cours de route, pour admirer un ruisseau avec un endroit idéal pour s’asseoir. Je m’assieds. J’écoute l’eau, les oiseaux. Je pourrais rester là toute la journée, mais je veux aussi profiter du sentier des rhododendrons, où j’apprends à reconnaître les arbres natifs de la région dont l’écorce a une odeur de thé des bois!

Après la propriété de Sir Macphail, je m’arrête rapidement à l’église presbytérienne St. John’s (D). Il faut absolument que je voie la plus vieille église de l’île, qui porte encore ses bardeaux d’origine! Le monument au Polly (E) est facile d’accès depuis le stationnement. Puis je reprends la route pour quelques moments, jusqu’à ce que je remarque un panneau indiquant « Mill Store », au bout d’une longue allée. Ma curiosité prend le dessus et je me surprends à sortir de ma voiture pour être accueillie par un chien très amical. Derrière la clôture, je suis également accueillie par toutes sortes d’animaux de ferme (des chèvres, des moutons et — si, si — des lamas), qui veulent tous que je les caresse ou peut-être que je leur donne une friandise! Pour compléter cette scène champêtre, je vois aussi des canards, des poules et des oies bruyantes. Pour finir, je vois le magasin, mais avant même que je puisse y entrer, on m’invite à faire d’abord une visite gratuite de la filature. Il semble que je sois arrivée aux Belfast Mini Mills (F), où j’apprends combien d’étapes il y a à franchir entre le mouton (ou le lama) et le pull en laine! Je repars avec deux bonnets et une couverture, qui seront d’excellents cadeaux de Noël originaux de l’Île-du-Prince-Édouard. La poterie Koleszar (G) n’est pas loin du magasin de la filature, même si je suis initialement intimidée par les deux kilomètres de chemin de terre que je dois faire pour la trouver. Je finis par voir un panneau qui me conduit à un studio des plus charmants, entouré d’un ravissant jardin de fleurs, dans une propriété bordée d’arbres. Deux cochons et un cabot bien agité complètent la scène, qui est sans aucun doute source quotidienne d’inspiration pour Hedwig Koleszar, la potière qui vit et travaille dans ce lieu. La perfection de la poterie de Mme Koleszar fait face à la concurrence des scènes pastorales qui sont peintes sur les articles. Je repars avec une charmante tasse à café représentant une scène de ferme. C’est un petit bout d’Île-du-Prince-Édouard rien que pour moi.

Je suis la route du patrimoine Jack’s Scenic Heritage Road (H), charmant passage au milieu de toutes sortes d’arbres indigènes de l’Île-du-Prince-Édouard. Peu de temps après, je tombe sur le parc provincial de Lord Selkirk (I). Les enfants dépensent toute leur énergie sur le terrain de jeu et le terrain de golf miniature, tandis que les golfeurs adultes parcourent le Belfast Highland Greens (J). Je me rends à la plage, qui est le lieu d’où arrivèrent les colons de Selkirk à l’Île-du-Prince-Édouard en 1803. Au centre culturel et patrimonial de Croft House Selkirk (K), les plaques d’information me révèlent l’histoire fascinante de ces colons écossais qui arrivèrent dans cette île couverte d’arbres et ne disposaient que de deux ou trois mois pour abattre les arbres et se construire des maisons avant l’hiver. Je songe alors que l’Île-du-Prince-Édouard n’a pas toujours été une terre de grands espaces. Il a fallu du travail — beaucoup de travail — pour défricher cette terre et la transformer en cette île de terres agricoles, de champs et de vues sans fin qu’elle est devenue aujourd’hui. L’église d’Écosse (K) située à proximité (qui remonte à 1876), qui est peut-être la plus petite église de l’Île-du-Prince-Édouard, me permet de faire le plein d’histoire religieuse sur la région et, dans un très vieux cimetière de l’autre côté de la route, je trouve une plaque commémorant les Acadiens déportés qui périrent en mer.

Les vues du détroit de Northumberland méritent vraiment les efforts que je fais pour franchir les 80 pieds d’escaliers pour me rendre au sommet du phare de Point Prim (L), qui est le plus vieux phare de l’Île-du-Prince-Édouard. J’adore tellement ces vues que j’étale une couverture sur la pelouse et j’y mange mon pique-nique. Puis je reviens sur mes pas et, au prochain virage à droite, il est intéressant pour moi de voir l’authentique quai MacAuley’s Wharf (M), toujours en activité et entouré de vues parfaites. J’envie les pêcheurs qui travaillent au beau milieu d’un paysage si frappant et si étonnant, en me disant qu’il serait peut-être bon pour moi de changer de carrière… Au parc provincial de Pinette (N), je plante mes orteils dans le sable. Je laisse l’eau fraîche s’écouler sur mes pieds nus. J’inspire le doux air salé de la mer.

La route du patrimoine de Klondyke (O) — l’endroit idéal pour une promenade en vélo ou une course à pied, si seulement j’avais le temps! En me frayant un passage en voiture sur cette route d’argile nichée dans les bois, je prends garde d’éviter les créatures qui pourraient croiser mon chemin. Au lac Ben’s Lake (P) à proximité, je pourrais passer la journée à regarder les enfants attraper des poissons. C’est un peu tricher que de pêcher dans un lac entretenu, mais personne ne devrait être déçu en vacances et ces jeunes ne sont vraiment pas déçus! Le plaisir que prennent les enfants (et leurs parents) m’inspire et je décide de faire quelque chose que j’ai toujours voulu faire : aller pêcher à la mouche — en me débrouillant tant bien que mal, bien sûr. Pas besoin de permis. Tout l’équipement est disponible en location. Eric est mon moniteur. Il s’y connaît et m’instruit patiemment. Au cours de la leçon, j’attrape une splendide truite arc-en-ciel! Heureusement pour ce poisson, toutes mes prises sont remises à l’eau, alors nous prenons congé l’une de l’autre : la truite repart dans les profondeurs du lac et moi, eh bien, je repars en direction de ma chaumière.

Avant de partir : si vous aimez les pique-niques, cet itinéraire offre plusieurs cadres pittoresques où vous pouvez vous asseoir soit à une table de pique-nique soit par terre sur une couverture, sur le sable doux ou la pelouse verte. Alors songez à préparer ou acheter quelques sandwiches et casse-croûte avant de partir, pour que vous puissiez passer autant que temps en plein air que possible dans cette région vraiment pittoresque de l’Île-du-Prince-Édouard. Si vous n’avez pas assez de temps ou de place dans votre voiture, vous pouvez acheter un pique-nique tout fait au salon de thé du village historique d’Orwell Corner. Son belvédère à droite du stationnement est l’endroit idéal pour déguster ce pique-nique! (S’il pleut, vous pouvez aussi vous arrêter dans plusieurs restaurants le long de cet itinéraire.)

Avant de sortir, appelez le village historique d’Orwell Corner pour vous informer de l’horaire des événements prévus pour la journée, au cas où vous voudriez planifier votre journée en fonction d’activités particulières. Moi, par exemple, j’y suis allée l’après-midi, où il y avait un atelier pratique de fabrication de bougies. Certains jours, il y a également des événements ou des programmes spéciaux qui pourraient vous intéresser. Ils pourraient prendre plus de temps et exiger le versement de frais.

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